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LE CERCLE DES POETES « Le mystère de l’amour est plus grand que le mystère de la mort. » Oscar Wilde, Aphorismes L’amour et la mort sont de vieux complices, l’histoire de l’art l’atteste. Chez les poètes, comme dans la vie, l’un et l’autre s’accompagnent : chez le chilien Pablo Neruda, comme chez le grec Kostis Palamas. Le grec, la langue maternelle, et le castillan, la matrice du rêve, dessinent le cercle des poètes disparus chers à Angélique Ionatos. L’idiome de l’exil, le français, inspire aussi de beaux alexandrins à l’imagination d’Anna de Noailles. Au fil de ses créations, Angélique Ionatos poursuit sa quête poétique. Compositrice inspirée, elle enchâsse dans une musique qui les magnifie les vers des poètes qu’elle chérit. « Fascinée, écrit-elle, par la structure du “thrène”, ce chant que les femmes de Crète ou d’Épire improvisent sur des vers admirables pour raconter la |
vie des défunts, j’ai eu la certitude que cette forme musicale et poétique prenait ses racines dans la tragédie grecque ; et qu’à travers ce chant, où même l’humour a sa place, c’est la vie, encore et toujours qui triomphe. C’est à partir de là que j’ai eu envie de raconter une histoire, en tissant une toile qui mêlerait des textes de mes auteurs favoris avec ceux des auteurs de mon pays, pour faire écho à ces chants. Eros y Muerte... Amour et mort... ». Pour évoquer ces thèmes, elle chante aussi les paroles de quelque chanson hexagonale et dit les mots d’auteurs grecs et français, de Sophocle à Christian Bobin… Chaude et grave, sa voix porte un chant jubilatoire paré des sonorités de la guitare, de celles du violon et du bandonéon, et rythmé par la contrebasse. Ainsi Angélique Ionatos développe un art à la fois raffiné et populaire, pour peindre l’âme humaine et le désordre des sentiments. Jacques Erwan |
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Love and death are old friends, that is attested by art history. In poetry as well as in life they are companions as in the work of the Chilean Pablo Neruda and in that of the Greek Kostis Palamas. Angélique Ionatos' mother tongue, Greek, together with Castilian, the ideal language for dreams, recreate her beloved dead poets society. French, the idiom of exile, also fires Anna de Noailles' imagination, giving birth to beautiful alexandrines. Throughout her creations, Angélique Ionatos is pursuing her poetic quest. Her deep, warm voice conveys exhilarating lyrics enhanced by the tones of the guitar, the violin and the bandoneon, with the rhythm of the double bass backing them all. Jacques Erwan |
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