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sam. 29 sept. 17h

TARIF D

   
 

Shahram Nazeri chant
Dariush Talai târ
musique classique persane

Iran

  Théâtre de la Ville, 1988 : Shahram Nazeri et Dariush Talai sont réunis pour la première fois à Paris. Un concert magnifique, immortalisé par un enregistrement de référence paru chez Ocora. Les deux musiciens n’avaient pas été rassemblés depuis ce jour de 1975 où ils avaient participé au grand concours de musique traditionnelle à Téhéran : Shahram Nazeri y remportait le premier prix de chant et Dariush Talai le premier prix de târ et setâr. Depuis, les deux maîtres n’ont cessé de véhiculer de par le monde leur héritage musical.
Né en 1960 dans le Kurdistan iranien, Shahram Nazeri a fréquenté très jeune les réunions soufies. La voix de ce poète qui sait mieux que quiconque parler « de poitrine à poitrine », est tout simplement bouleversante. S’il excelle dans le répertoire classique du radif dont il a approfondi les subtilités avec le maître du genre, Mohamad Reza Shadjarian,
  il aime à introduire dans ses programmes quelques chants populaires kurdes au rythme plus marqué. Accompagné de son daf, le grand tambourin qui rappelle l’ambiance soufie et apporte énergie et vivacité, il saura une nouvelle fois former avec Dariush Talai un équilibre parfait de musicalité et d’émotion, capable d’« édifier l’âme ».
Dariush Talai n’est pas non plus un inconnu du Théâtre de la Ville, lui qui dès 1983 accompagnait le maître du zarb, Djamchid Chemirani. Théoricien, enseignant, vivant entre Paris et Téhéran, cet incessant travailleur puise, comme Nazeri, dans ses racines pour faire de la tradition un art vivant et créatif. Son jeu tout en douceur et délicatesse répond à la voix et l’orne d’un halo de tendresse et de mélancolie propices à la méditation et au recueillement.

Jacqueline Magnier
  Shahram Nazeri was born in 1950 in the Iranian Kurdistan, and as a youngster he used to attend Sufi meetings. This poet, who knows better than anyone else how to send heartfelt words ‘from chest to chest’, simply has the most moving of voices. Nazeri excels in the classical repertoire but he also enjoys mixing his performances with some popular and much more rhythmical Kurdish songs.
Dariush Talai accompanied the master of zarb Djamchid Chemirani as far back as 1983. He is a ceaselessly hardworking artist who, like Nazeri, draws his inspiration from his roots and turns tradition into a living and creative art.
Talai's soft and subtle playing responds to Nazeri's voice, enhancing it with a halo of tenderness and melancholy that is conducive to meditation and contemplation.

Jacqueline Magnier