accueil du site

 

du 13 au 25 nov.

TARIF A

CREATION

     

Juste la fin du monde

 

Jean-Luc Lagarce
François Berreur


mise en scène François Berreur
musique Christian Girardot
scénographie Alexandre De Dardel
costumes Nathy Polak
lumières Joël Hourbeigt
chorégraphie Cécile Bon

 

 


avec Hervé Pierre de la Comédie-Française, Bruno Wolkowitch, Clotilde Mollet, Elizabeth Mazev… (distribution en cours)

  C’est l’histoire d’un homme qui retourne dans sa famille pour annoncer sa mort prochaine. Et s’en va sans rien dire. Pourquoi ? Puisque nous sommes dans l’univers sans frontière aucune de Jean-Luc Lagarce, peut-être est-il déjà mort, juste un douloureux regret dans la mémoire de ses proches. Ou alors, ces proches qu’il voit si rarement mais qu’il aime tant, il se demande s’il va aller leur dire, et comment. Les temps se dédoublent ; font des retours arrière, des bonds en avant. François Berreur, qui a longtemps travaillé avec Lagarce, mise sur la magie du théâtre pour transmettre la tendre réalité de son rêve : « C’est l’histoire d’un homme qui voudrait bien voir les autres quand il sera mort ».

Colette Godard
  François Berreur
Né en 1959, au cours d’un stage de théâtre il rencontre Jean-Luc Lagarce qui, avec Mireille Herbestier, dirige une compagnie amateur, bientôt professionnelle : La Roulotte. Il est également comédien au CDN de Besançon, alors dirigé par Denis Llorca. Et puis, il s’engage totalement dans les activités de La Roulotte comme comédien et aussi dans l’organisation des tournées, le montage des productions, l’assistanat à la mise en scène auxquels il collabore notamment pour Le Malade imaginaire, L’Île des esclaves, Nous les héros. Avec Jean-Luc Lagarce, il fonde les éditions Les Solitaires Intempestifs consacrées aux auteurs contemporains, et qu’il continue de diriger. Il a mis en scène plusieurs pièces de Lagarce dont Le Voyage à La Haye (1998), Le Rêve de la veille, en 2001 au Théâtre de la Ville-les Abbesses.
  THE END OF THE WORLD,
NOTHING TO WORRY ABOUT
This is the story of a man who goes back to his family to tell them he is about to die and leaves without saying anything. Why? As we are in the border-free universe of Jean-Luc Lagarce, maybe the man is already dead, just a twinge of regret in his relatives’ memory. Or perhaps he is wondering whether he is going to go and tell those relatives he sees so rarely but he loves so dearly and with what words. The flow of time splits, flashes back, leaps forward. François Berreur, who has worked with Lagarce for a long time, relies on the magic of the theatre to convey the tender reality of his dream : “This is the story of a man who would like to see the others when he is dead.”

Colette Godard
 
      Jean-Luc Lagarce
Fils d’ouvriers aux usines Peugeot, il suit ses études à Besançon, où il entre comme élève au conservatoire. En 1978, il fonde une compagnie, La Roulotte, met en scène Beckett, Goldoni, et ses premiers textes : La Bonne de chez Ducatel, Erreur de construction. Et Carthage encore, diffusé sur France Culture dans l’émission de Lucien Attoun, qui publiera plusieurs de ses pièces et l’accueillera à Théâtre ouvert. En 1982, Jean-Claude Fall monte Voyage de Madame Knipper vers la Prusse orientale, mais il a du mal à se faire entendre. Il écrit énormément. En 1988, il apprend sa séropositivité, publie un nombre considérable de pièces dont Derniers remords avant l’oubli, Les Prétendants, Juste la fin du monde, Le Voyage à La Haye, Le Pays lointain. Avec sa compagnie, il monte notamment La Cantatrice chauve d’Ionesco, Lulu de Wedekind, et meurt pendant les répétitions en 1995.
     
     
 
  Pour en savoir plus :   télécharger le fichier PDF (245 Ko)