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Toto le Mômo |
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d’après les textes préparatoires à la conférence du Vieux-Colombier, Histoire vécue d’Artaud Mômo, et des Cahiers de Rodez (extraits-Éditions Gallimard) imaginé et interprété par David Ayala |
d’après Antonin Artaud mise en scène Jacques Bioulès et Lionel Parlier
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Antonin Artaud Né en 1896 à Marseille, Antonin Artaud y passe sa jeunesse. À 18 ans, il est interné pour troubles mentaux. De même en 1916, et de 1918 à 1920, avant de trouver une rémission dans le théâtre. Acteur avec Lugné Poe et Dullin, Pitoëff, au cinéma avec Dreyer, il écrit des poèmes, rejoint les surréalistes, se passionne pour le théâtre balinais découvert à l’Exposition coloniale de 1931, qui lui inspire son Théâtre de la cruauté, fonde avec Vitrac le Théâtre Alfred-Jarry. En 1935, la mise en scène tonitruante de sa pièce Les Cenci fait scandale. Il part pour le Mexique. De 1937 à 1946, il est de nouveau interné. En 1944, paraît Le Théâtre et son double, qui soutient la notion de sacré, veut retrouver « la violence des peintures de Van Gogh », sera imité à tort et à travers. 1947 est l’année de sa conférence au Vieux-Colombier, et celle où il enregistre à la radio avec Roger Blin, Pour en finir avec le jugement de Dieu, longtemps interdit d’antenne. L’année suivante est celle de sa mort. David Ayala Né en 1969, élève au conservatoire de Montpellier, il entre aux Ateliers du Hangar, dirigés par Jacques Bouliès, puis travaille avec Niels Arestrup, entre beaucoup d’autres dont Lionel Parlier : Le Songe d’une nuit d’été. Il est le Père Ubu avec Dan Jemmett, qu’il retrouve également dans Dog Face, aux Abbesses en 2003. En 2005, il joue le rôle de Fantômas dans Fantômas revient de Gabor Rassov, mise en scène de Pierre Pradinas. En 1996, il fonde la compagnie La Nuit remue, et se lance dans l’aventure de Toto le Mômo. |
« J’ai quelque chose à dire et il faut qu’on l’entende. Qu’on m’entende ! », clame Antonin Artaud, tout juste sorti de neuf années d’enfer psychiatrique. Toto le Mômo, comme il se nomme lui-même, prépare la fameuse conférence du Vieux-Colombier du 13 janvier 1947. Il veut raconter son histoire, en « tête à tête » avec le tout-Paris intellectuel de son temps. Le poète libère dans le souffle d’un verbe inouï la colère que lui inspirent le monde et son ordre. Rompant avec l’imagerie vociférante du personnage, le comédien David Ayala fait entendre cette parole prodigieusement lucide. Gwénola David |
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Jacques Bioulès Né en 1941, il suit les cours de Jacques Lecoq, devient assistant d’Antoine Bourseiller, fait un stage de mise en scène avec Roger Planchon au TNP Villeurbanne, fonde en 1965 le Théâtre du Hangar. Il dirige en 1980 un cours d’interprétation au Théâtre des Quartiers d’Ivry, met en scène des auteurs d’hier, d’aujourd’hui et ses propres textes. Lionel Parlier Acteur, il joue Pinget, Claudel, Racine, Beckett… Metteur en scène il monte Euripide, Synge, Ramuz, Molière… Et aussi du théâtre musical, des opéras, en France et hors des frontières, notamment en Suisse. Il dirige des stages et, depuis 1994, le Théâtre de l’Arc, atelier professionnel de recherche et d’expérimentation. |
“I’ve got something to say and people must listen. Listen to me. ”, Antonin Artaud shouts. He has just gone through nine years of psychiatric hell. Toto the Mômo - it is the name he gives himself - is preparing the famous Vieux-Colombier Conference held on January13th 1947. He wants to tell his story, to have a “tête-à-tête” with the intellectual elite of the Paris of his time. In vibrant words as yet unheard the poet gives free rein to the anger the world and its order fill him with. The actor David Ayala breaks away from the traditional representation of a vociferous Artaud and delivers his prodigiously perceptive language. Gwénola David |
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