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23 juin 2020

gratuit sur réservation

03:00

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Description

Une suite de confidences, de ces souvenirs que l’on partage lorsqu’on retrouve des amis.

Je ne sais pas si ce spectacle est un spectacle. C’est un moment. C’est un peu comme si un acteur, faisant partie d’un groupe, se détache, viens s’asseoir au-devant de la scène, les pieds dans le vide et raconte au public des histoires et des poèmes.

C’est toujours sa part d’enfance qu’un acteur joue sur la scène. Ma part d’enfance c’est l’Italie et Dante est la langue de l’Italie. La langue de Dante est une langue de résistance, d’exil. On m’a raconté d’un détenu dans un camp qui survivait, jour après jour en scandant des chants de Dante. La vie du poète a été un long chemin malheureux. Peut-être n’a-t-il survécu que grâce à elle, à la langue, aux mots, aux vers.

Oui, il y a ce moment de la cour d’honneur en 2008 avec Valérie Dréville et j’ai rêvé d’emporter avec moi, de voler le poème et le vent de la cour et dire des chants de Dante en racontant, en expliquant aussi. Peut-être ce spectacle est une didascalie de la vie du poète. Antoine Vitez nous faisait dire toutes les didascalies du Soulier de satin mêlées au poème et c’était très beau.

Valérie Dréville m’a guidé, comme Virgile accompagne le poète dans sa traversée des royaumes des morts. Un metteur en scène est toujours Virgile et un acteur toujours un fantôme « qui revient et raconte ».

Serge Maggiani

TEXTES La Divine Comédie DE Dante Alighieri, L’Enfer, Chants I et V COMMENTAIRES Serge Maggiani COLLABORATION Valérie Dréville DISPOSITIF Yves Collet

COPRODUCTION L’Apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val-d’Oise – Théâtre de la Ville-Paris – Théâtre de Vienne, Prima donna