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Construit autour de trois fragments autonomes mais résonnants, venez découvrir des projets innovants qui font dialoguer pratiques artistiques et savoirs scientifiques...

... sous la forme de discussions ou performances, entre des personnes venant du monde académique ou artistique.

Ce rendez-vous propose une traversée vivante, émotionnelle et engagée. La rencontre est rythmée par des interludes : respirations musicales jouée par Sogol Mirzaei, musicienne iranienne et lectures de textes jouées par la troupe du Théâtre de la Ville.

Cette soirée propose de regarder le patrimoine autrement : non pas comme un héritage figé, mais comme une matière vivante, que l’on s’approprie, que l’on transmet, que l’on transforme et qu’il faut savoir protéger. À travers trois fragments — des graffitis de Pompéi au street art contemporain, de la transmission par le sensible aux patrimoines menacés par les crises — chercheurs, artistes et acteurs de terrain croisent leurs regards pour faire entendre différentes façons de marquer, faire vivre et préserver les traces de nos sociétés. Pour donner à voir le patrimoine dans toute sa diversité et interroger ce que nous choisissons collectivement, de garder et de transmettre.


Au programme : trois fragments, trois expériences


Fragment 1 / Les graffitis de Pompéi : la mémoire gravée des vies ordinaires

Et si les murs de Pompéi racontaient la vie quotidienne des habitantes et habitants de l’Antiquité ? Dans un couloir reliant deux théâtres, des centaines de graffitis ont traversé près de deux mille ans. Noms, messages d’amour, insultes, dessins et rumeurs font entendre des voix souvent absentes des récits officiels. Ces traces révèlent les habitudes, les déplacements et les imaginaires d’une société romaine. Le projet Bruits de couloirs réunit archéologie, histoire de l’art, langues anciennes et technologies numériques. Il s’intéresse aussi aux gestes et aux outils utilisés pour graver ces messages. Avec l’artiste Javiera Hiault Echeverria, la recherche devient une expérience de création. Venez découvrir comment de simples inscriptions peuvent faire revivre les vies ordinaires de Pompéi.

Intervenantes : Eloïse Letellier-Taillefer, historienne de l’art et archéologue du monde romain à Sorbonne Université Javiera Hiault Echeverria, artiste plasticienne


Fragment 2 / Transmettre le patrimoine : l’expérience du sensible

Comment faire revivre des peintures rupestres vieilles de plusieurs milliers d’années ? Le projet PAS (Patrimoine, Arts et Société) vous invite à découvrir le patrimoine de la Namibie autrement, à la croisée de l’archéologie et de la danse. Né de la rencontre entre la Mission Archéologique en Namibie et la compagnie de danse OYO, ce projet explore les traces laissées par les sociétés humaines dans les paysages arides : peintures rupestres, abris sous roche et sites géologiques. Les scientifiques étudient ces vestiges pour mieux comprendre les modes de vie anciens et la manière dont les populations se sont adaptées aux changements de leur environnement. Mais ici, le patrimoine ne se regarde pas seulement : il se ressent. Par le mouvement, le geste et le rythme, la danse donne une nouvelle vie aux images anciennes et fait entendre leur lien avec les territoires. Venez découvrir comment la recherche et la création artistique peuvent se rencontrer pour raconter autrement notre histoire et mieux comprendre les relations entre les êtres humains et leur environnement.

Intervenants : Benoît Caron, volcanologue à l’Institut des sciences de la Terre de Paris – Sorbonne Université et David Pleurdeau, préhistorien au Muséum National d’Histoire Naturelle


Fragment 3 : Patrimoine en danger, recherche empêchée

Dans les zones de conflit, le patrimoine matériel est menacé, mais les recherches qui permettent de le comprendre le sont aussi. Guerres, violences politiques, exil et difficultés d’accès au terrain risquent de faire disparaître des pans entiers de l’histoire. Créée en 2025, la cellule RePaZ soutient les chercheuses et les chercheurs travaillant sur les patrimoines en danger, d’abord au Moyen-Orient et dans les régions voisines, du Soudan à l’Afghanistan. Préserver le patrimoine, c’est aussi préserver les récits, les mémoires et la diversité des regards sur le monde. Ce projet invite à réfléchir aux moyens de documenter, transmettre et protéger ces histoires fragilisées, tout en alertant les responsables politiques sur l’urgence de soutenir la recherche.

Intervenante : Sipana Tchakerian, coordinatrice scientifique à l’Institut national d'histoire de l'art


Musique : Sogol Mirzaei Lectures par la Troupe du Théâtre de la Ville

Cette rencontre est issue d’un partenariat entre Sorbonne Université et le Théâtre de la Ville

Horaire
20:00

Un projet soutenu par l’Alliance Sorbonne Université dans le cadre du projet « SOUND - pour un nouvel engage » - aide de l’État gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 et par l’Union européenne NextGenerationEU (ANR - 22 - EXES - 0004).

France 2030 Sorbonne Université Projet Sound Financement européen NextGenerationEU

lun. 9 nov. 2026

20:00