Théâtre sans frontières

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Artistes associés au Théâtre de la Ville, Romain Bermond et Jean-Baptiste Maillet y ont retraversé, ces deux dernières saisons, les dix ans de leur compagnie STEREOPTIK grâce à l’exposition des dessins et installations issus de leurs quatre premières créations, et à la recréation de leur spectacle fondateur Stéréoptik.

Tandis qu’en surface vous avez pu découvrir les traces et sources de leur parcours, et découvrir l’origine de leur monde, saviez-vous que, pour le duo, un voyage parallèle s’opérait ? En investissant le sous-sol de l’Espace Cardin pour en faire leur laboratoire, leur atelier, leur « chambre mal rangée », les deux auteurs de spectacles musico-cinémato-graphiques, dont l’essence du travail est de « raconter une histoire mais pas nécessairement la même pour chacun », préparaient le surgissement de Stellaire. Entourés d’une équipe devenue leur complice, ils se lançaient dans l’exploration cosmique d’une histoire d’amour : celle d’une astrophysicienne et d’un dessinateur.

Elle, parcourt la planète de conférence en conférence, Lui, est devant sa feuille blanche et son poste de radio… Et au détour d’un parc, voilà que leurs univers se percutent et fusionnent. Qu’arrive-t-il alors de condensation, d’expansion, de déplacement ? Sur la grande scène de l’Espace Cardin, les deux pôles de création, manipulation, composition graphiques et musicales demeurent ; en fond de scène, le grand écran où se déroule le film créé en direct est de nouveau tendu mais, cette fois, STEREOPTIK nous emporte très loin dans le temps et l’espace : l’infiniment grand de l’amour rend infiniment petits les êtres qu’il touche. Les dimensions ne sont plus les mêmes, les lieux et les ambiances défilent sous leurs pieds comme, sous nos yeux, les images des musiciens-plasticiens à l’œuvre.

Stellaire 2

Nouvelles matières et nouveaux procédés pour deux champs inlassablement explorés par artistes et chercheurs : le cosmos, sa naissance et son recommencement ; l’amour, ses luttes avec l’adversité et sa force de création. Comme un dessin apparemment fini recèle une autre vue si un pinceau s’y mêle, comme une ligne de basse s’agrémente d’une boucle de percussion pour nous emmener ailleurs, le chemin d’un amour et le trajet d’une étoile connaissent des cycles d’imprévisibles transformations et distordent le temps de sorte qu’un même instant laisse voir une attraction qui dure, deux existences entières et toutes celles à venir.

Marion Canelas