Théâtre sans frontières

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STEREOPTIK A 10 ANS ! Pour fêter cet anniversaire et celui du Théâtre de la Ville, Romain Bermond et Jean-Baptiste Maillet ont recréé le spectacle qui a fait naitre leur duo.

Quel regard cette recréation de Stéréoptik vous fait-elle porter sur les dix ans de votre compagnie ?

Jean-Baptiste Maillet. Il y a dix ans exactement, nous commencions juste à nous enfermer dans mon sous-sol pour créer un spectacle, sans aucune idée de ce que nous allions faire ni de ce que ça allait donner. Nous avons créé Stéréoptik en huit mois de travail acharné. Dix ans après, nous sommes en train de le recréer pour le Théâtre de la Ville, en même temps que nous proposons une exposition pour le hall de l’Espace Cardin et que deux installations sont exposées au Grand Palais pour la manifestation Eblouissante Venise!… Tout ça donne un sens très fort à cet anniversaire et rend très émouvant ce regard sur notre parcours.

Romain Bermond. Cette recréation est l’occasion de reprendre, refaire avec plus de temps des éléments conçus à l’époque dans l’urgence – urgence que nous conservons lors de chacune de nos créations.

Quelles sont les modifications apportées au spectacle ?

RB. L’expérience, très simplement, a modifié la façon dont nous créons, qui a beaucoup évolué avec le temps. Donc nous recréons notre premier spectacle avec l’expérience que nous avons aujourd’hui.

JBM. Dans un premier spectacle, comme dans toutes les premières fois, il y a quelque chose qui ne se reproduit pas ; un élan intuitif qui, dans sa fragilité, donne sa beauté au premier geste. Nous voulons absolument conserver cet aspect mais en y ajoutant la patte, les sonorités, les textures que nous avons acquises au fil du temps.

Les matières et les procédés dont vous usez découlent-ils d’une recherche méthodique, organisée ?

RB. Nous sommes perpétuellement en recherche, musicale comme picturale. Même lorsqu’un spectacle est créé et que nous sommes en tournée, nous cherchons sans cesse à renouveler notre langage, qui est vivant. Chaque fois que nous débutons une création, nous avons de nombreuses envies, des idées d’associations à expérimenter et mettre en spectacle. Les influences, les hasards aussi, qui nous font trouver une matière ou une sonorité sont nombreux. Nous nous lançons : si une technique ne fonctionne pas, nous la laissons de côté ; si elle fonctionne, nous l’intégrons au spectacle.

JBM. Notre évolution depuis le premier spectacle tient surtout au mélange des procédés. Dans Stéréoptik nos expérimentations, déjà variées, se succédaient au fil des séquences. Aujourd’hui, nous combinons plusieurs techniques pour créer un même tableau de spectacle. Et c’est exponentiel.