Théâtre sans frontières

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Se saisir du moment opportun, du juste tempo du temps, tel est le sens du nom grec « Kaïros » choisi par David Lescot pour sa compagnie. Auteur, musicien, metteur en scène et acteur, il est adepte d’un art réactif et hybride.

Son parcours

Fils et frère d’acteur, donc né dans le bain du théâtre, il le métisse de musique et de chants, de poèmes, danse, pages documentaires, faits historiques d’hier ou d’aujourd’hui. Les « Glaciers grondants » (2012) lui sont inspirés par les changements climatiques, La Chose Commune (2017), par l’utopie tragique de la Commune de 1871, dont il fait traversée jazzy et énergétique. Il a publié en 2001, aux éditions Circé, un ouvrage sur les Dramaturgies de la guerre. Il n’oublie pas d’où il vient : dans La Commission centrale de l’enfance, il raconte, avec un humour tendre et en s’accompagnant à la guitare, ses séjours dans les colonies de vacances crées par les communistes après-guerre pour les enfants juifs. Un vrai tube (2008), tant il le tournera.

L’auteur fait de l’écriture le matériau premier de ses créations, quitte à chambouler ses mots sur scène, puisque les spectacles du Kaïros naissent aussi de compositions musicales et de leur interprétation en direct. La longue liste de ses pièces (ed Actes-Sud Papiers) et de ses spectacles est non moins évocatrice que leurs titres: Les Conspirateurs, L’Association, L’Amélioration, Mariage, Un Homme en faillite, L’Européenne, Le Système de Ponzi. Sans oublier L’Instrument à pression, Nos Occupations. Où l’on voit que chez David Lescot, il est souvent question du collectif et de la façon, pas toujours simple, de vivre ensemble, y compris en famille, sujet d’ailleurs de Mon fric que met en scène en 2016 Cécile Backès. Il est membre fondateur de la Coopérative d’écriture, qui regroupe treize auteurs.

Côté duo hors piste, son 45 tours (2012), nait d’un 33 tours crée avec le danseur et chorégraphe DeLavallet Bidiefono lors d’un « Sujet à vif » proposé par la SACD au Festival d’Avignon 2011. Il revient à l’Histoire et à la mémoire avec Ceux qui restent (ed.Gallimard) crée à partir d’entretiens réalisés avec Wlodka Blit-Robertson et Paul Felenbok, qui vécurent, enfants, dans le ghetto de Varsovie. Ce spectacle prenant, au ton juste, tourne beaucoup, dont au Théâtre de la Ville en 2015 et reçoit le Prix de la meilleure création en langue française du Syndicat de la Critique. Les prix, David Lescot en a reçu dès ses débuts en compagnie : Nouveau talent théâtre SACD, Molière de la Révélation théâtrale. Ses pièces sont traduites et jouées en Europe. Depuis 2011, il met en scène aussi des opéras – Mozart, Haydn, Stravinsky - et prépare, pour l’Opéra de Lille, la création d’une oeuvre du compositeur Gérard Pesson.

Le voici de retour au Théâtre de la Ville à Paris, son point d’ancrage depuis une bonne décennie. Et c’est avec J’ai trop peur, qu’il a écrit pour les enfants à partir de 7 ans, à la demande d’Emmanuel Demarcy-Motta. Un spectacle tout à la fois espiègle et grave, où il raconte combien grandir, passer d’une classe à l’autre, et surtout de l’école primaire au collège, peut gâcher les vacances d’un môme.