Théâtre sans frontières

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Arthur Miller / Emmanuel Demarcy-Mota

Arte France Inter Télérama

26 mars19 avr. 2019

10 à 30€

16:00 / 20:00

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Description

Emmanuel Demarcy-Mota et sa troupe s’emparent de l’œuvre mythique d’Arthur Miller, Les Sorcières de Salem, pièce d’urgence contre l’intolérance et l’aveuglement collectif. Familier des auteurs européens du xxe et de leurs puissances souterraines, il aborde pour la première fois un auteur américain, un théâtre d’acteurs qui nous entraîne pourtant au plus profond des forêts sombres. Aux racines du mal.

Salem, Nouvelle-Angleterre. On dit que des jeunes filles se retrouvent la nuit et se livrent au Diable ! La ville, très puritaine, croit immédiatement à une épidémie de sorcellerie. Un grand procès a lieu, qui rassemble tous les fanatismes. Hystérie féminine ? Interventions surnaturelles ? Simulations par désir de vengeance ? Un couple semble résister à l’intoxication générale. Arthur Miller décrit la mécanique imparable d’une communauté humaine qui se déchire. Révélations mensongères, délations, faux aveux,… les condamnations pleuvent. Des « sorcières » sont pendues. Pièce d’urgence et de résistance, elle nous rappelle tout ce qui, partout (fanatisme, persécutions, racisme, antisémitisme, xénophobie, misogynie, ordre moral) relève, aujourd’hui, d’une « chasse aux sorcières »!
François Regnault


EXTRAITS DE PRESSE

Le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota donne une troublante dimension politique à cette perverse histoire de sexe, d’argent, de religion et de pouvoir. Monté tel un noir cauchemar, le drame prend une oppressante profondeur. Tout fait écho à ce que nous traversons aujourd'hui. FABIENNE PASCAUD, TELERAMA - TT on aime beaucoup

une complète réussite ! Emmanuel Demarcy-Mota réussit une fascinante mise en scène des Sorcières de Salem qui en ménage le suspense avec talent et installe une tension palpable : L’indiscutable réussite de ce spectacle tient autant à la qualité de l’interprétation qu’à la parfaite pertinence technique de son écrin scénographique. La représentation fait naître la terreur et la pitié. Emmanuel Demarcy-Mota interroge avec une finesse éblouissante les affres de la trahison et du mensonge. Impossible de sortir indemne d’une leçon aussi bien dispensée. CATHERINE ROBERT, LA TERRASSE

Une très étrange affaire d'illusion On ne peut s'interdire, par delà la beauté, la force émotionnelle, le jeu profond et délié de l'ensemble des interpretes, de penser que les Sorcières de Salem nous parle, ici et maintenant. Un grand travail, remarquable et qui s'adresse à un large public. ARMELLE HELIOT, FIGAROSCOPE

Les creusets de la haine la mise en scène avance avec la rectitude d’une ligne dans l’espace du plateau. Un plateau noir, où le seul élément de contexte repose sur les images projetées d’une forêt sombre, et où une lumière blanche tombe comme un couperet sur les visages. Il y a une grande cohérence chorale dans ce spectacle, joué par la troupe du Théâtre de la Ville, qui tranche dans le vif, sans s’appesantir ni s’attarder. Emmanuel Demarcy-Mota met en scène Les Sorcières de Salem avec la conviction qui le porte à s’intéresser à un répertoire délaissé, comme Rhinocéros, d’Ionesco, et L’Etat de siège, de Camus, qu’il a précédemment mis en scène. Cette conviction est si ferme qu’elle emporte l’adhésion. BRIGITTE SALINO, LE MONDE

Nous sommes toutes des sorcières de Salem Les enjeux éclatent dans cette pénombre et ces tulles qui enferment les esprits, dévoilant la machine à broyer non seulement des innocents, mais aussi la vérité. La direction d’acteurs est impeccable. Un spectacle nécessaire, utile. MARIE JOSE SIRACH L'HUMANITE

Une leçon de tolérance à L'Espace Cardin Emmanuel Demarcy-Mota parvient à créer une atmosphère cauchemardesque et glacée, qui tire la pièce vers le drame universel. Découpés au scalpel par de subtils jeux de lumière froide, les personnages irradient la haine ou la peur. PHILIPPE CHEVILLEY, LES ECHOS

Un ballet diabolique porté par des acteurs tranchants. JOELLE GAYOT, TELERAMA SORTIR - TT on aime beaucoup

Des « Sorcières de Salem » brûlantes une mise en scène fulgurante et d’une maîtrise totale, superbement jouée, d’où émergent la folie de la peur et l’oppression des croyances diaboliques. Et le spectacle, d’une maîtrise scénique et dramatique parfaite, déroule comme un feuilleton infernal sa série de tableaux et de scènes qui vont précipiter des innocents à la potence chez des gens de la meilleure foi du monde. Sans temps mort, au rythme d’un suspense haletant. tous les comédiens sont remarquables d’engagement et de précision dans cette incarnation lumineuse de la pièce. HELENE KUTTNER, ARTISTIKREZO

Vivent les sorcières ! Force irréductible des images ; facilité des sentences pré-mâchées ; irrésistible attraction de l’obscurité… La pièce décrit magistralement un collectif qui s’abandonne à ses penchants criminels. Tout ceci constitue un terrain de jeu idéal pour Demarcy-Mota dont la spécialité est, justement, de mettre en scène l’obscurantisme dans tous ses états. À l’heure où tous les phénomènes de société sont réduits à des hashtags et des slogans qui empêchent de réfléchir, ce genre de traversée du miroir s’avère absolument jouissive et salutaire. JUDITH SIBONY, COUP DE THEATRE LE BLOG DU MONDE,

Des sorcières bien mal-aimées Emmanuel Demarcy-Mota crée un spectacle puissant et mystérieux, auscultant les phénomènes de superstition et d’aveuglement collectifs. Une plongée fascinante aux racines du mal. La troupe du Théâtre de la Ville, qui fait preuve d’une incomparable cohésion, prouve une fois encore son talent en délivrant une très belle performance où chacun trouve sa place. MAXIME GRANDGEORGE, LES TROIS COUPS

Une representation forte du texte de Miller La beauté du jeu des sorcières nous emporte, la colère est là, les questions pleuvent. On sort de la salle un peu plus fort, poussé vers une réflexion contemporaine, une attention plus forte oui, soyons sur nos gardes pour tenter d’échapper aux folies disgracieuses de notre époque. NICOLAS BRIZAULT, UN FAUTEUIL POUR L'ORCHESTRE

Des “Sorcières de Salem” possédées Dans une lumière blanche sur un fondu de noir saisissant, les protagonistes évoluent à merveille entre des scènes oniriques ou réalistes, qui traduisent tour à tour une emprise maléfique et la crise collective qui fait rage, jusqu’à la scène finale du procès et sa parodie de justice. Les 14 acteurs, dans un mouvement choral, sont tous remarquables. Ils nous entraînent au coeur de cette communauté qui voit chacun de ses membres se débattre avec ses mensonges, ses peurs, ses trahisons, et ses déchirements intérieurs. AMAURY JACQUET, PUBLIKART

Arthur Miller mise en scène & version scénique Emmanuel Demarcy-Mota

Assistant À La Mise En Scène Christophe Lemaire 2e Assistante À La Mise En Scène Julie Peigné Scénographie Yves Collet & Emmanuel Demarcy-Mota Lumières Christophe Lemaire & Yves Collet Costumes Fanny Brouste Musique Arman Méliès Création Vidéo Mike Guermyet Maquillage Catherine Nicolas Création Sonore Flavien Gaudon Accessoires Christophe Cornut Assistant Lumières Thomas Falinower Assistante Costumes Alix Descieux-Read Réalisation Costumes Albane Cheneau, Margaux Ponsard Assistant Son Nathan Chenaud Joffart Conseiller Artistique François Regnault Training Physique Nina Dipla Travail Vocal Maryse Martines Version Française Du Texte François Regnault Julie Peigné, Christophe Lemaire

AVEC
Élodie Bouchez Abigail
Serge Maggiani John Proctor
Sarah Karbasnikoff Elisabeth Proctor
Philippe Demarle Hale
Sandra Faure Anne Putnam
Jauris Casanova Danforth
Lucie Gallo Betty Parris
Jackee Toto Hathorne
Marie-France Alvarez Tituba
Stéphane Krähenbühl Thomas Putnam-Cheever
Éléonore Lenne Mercy Lewis
Gérald Maillet Parris
Grace Seri Mary Warren
Charles-Roger Bour Gilles Corey