Espace Partagé

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Le Moulin des autres et Partita abordent des sujets comme le vivre-ensemble, le collectif, la relation à l’autre. Peux-tu essayer de tracer un fil rouge entre ces deux créations ?
Partita et Le Moulin des autres sont deux créations nées de contextes très différents, mais profondément reliées par une même attention portée à la relation à l’autre et à la construction du collectif. Partita a été créée en 2020, juste après le premier confinement, dans des conditions de travail très particulières, marquées par la distance et l’impossibilité du contact. Ces contraintes ont orienté la pièce vers d’autres formes de relation, fondées sur l’écoute, la parole et la qualité de présence. Créée en peu de temps, Partita a ensuite continué à évoluer en tournée et à rencontrer des publics variés. La présentation de la pièce dans des EHPAD a rendu évident pour moi l’importance de faire se rencontrer les générations, et la richesse de ces échanges entre les âges. Le Moulin des autres, actuellement en cours de création, s’inscrit dans le prolongement de cette expérience. Pensée d’abord pour les enfants et les jeunes adolescents, la pièce interroge le vivre-ensemble à partir de questions simples et essentielles : l’égalité, la parité, la place de l’autre et le regard que l’on porte sur lui. Le fil rouge entre ces deux créations se situe ainsi dans la recherche d’un espace commun, où les générations se rencontrent et où le collectif peut se construire dans l’écoute et le partage, sans hiérarchie ni assignation.

Peux-tu partager certaines questions et réflexions qui ont été les moteurs de Partita ?
Au-delà des conditions du contexte de création, un des enjeux principaux de ce projet a été le travail avec la musique jouée en direct. Il ne s’agissait pas de « danser sur » une partition, mais de construire une relation vivante entre un musicien et un interprète, fondée sur l’attention réciproque, avec tout ce que cela suppose d’ajustements, de présence et d’imprévu. Très vite, la notion de « première fois » s’est imposée comme un fil conducteur : première rencontre avec un instrument, première fois que l’on danse, premiers souvenirs liés au corps et au mouvement. La pièce interroge également la question de l’interprétation et de la variation. Comme en musique, une même partition peut être jouée de différentes manières. Cette idée est transposée à la danse : la chorégraphie devient quelque chose que l’on essaie de retrouver, de rejouer, de déplacer et de transformer.

En seconde partie du programme, tu proposes un extrait de Le Moulin des autres, ta prochaine création. Peux-tu présenter ce travail en cours ?
Cette présentation est pensée comme un temps de rencontre, invitant le public à entrer au coeur d’une création en devenir. Ce travail est né d’interrogations très concrètes suite à des échanges avec des enfants. Le point de départ de ce nouveau projet est une réflexion sur le vivre-ensemble, et plus précisément sur la nécessité de repenser notre manière de regarder l’autre, au-delà des clichés, dans une perspective d’égalité et de parité. L’enjeu est de faire émerger ces questions à travers le corps et l’expérience sensible, sans recours à un discours explicatif. À ce stade, la pièce se construit autour d’actions simples comme chercher un équilibre à deux, être présent pour l’autre sans chercher à le diriger, comme autant de situations à éprouver.

Propos recueillis par Wilson le Personnic, janvier 2026

Young audience

Jan 20Jan 30, 2026

LE MOULIN DES AUTRES / PARTITA Ambra Senatore • ORIGINAL